UN PEU D'HISTOIRE
Les armoiries d’Aizenay sont celles des La Brosse Pentièvre, seigneurs d’Aizenay en 1437 et qui le restèrent pendant 4 générations. Aizenay se prononce Esnàe en poitevin. Les habitants d'Aizenay sont appelés les Agésinates, nom parfois expliqué par le latin agere "conduire" et asinus "âne", mais cela semble n'être que le produit d'une construction érudite récente à partir du nom des Agésinates, tribu gauloise voisine des Pictavi (et citée par Pline l'Ancien). Traditionnellement, les gens d'Aizenay sont appelés en poitevin les « Trjhous » ("les Toujours").
Quelques traces
Il ne subsiste que peu de vestiges du passé sinon des habitations (ou plus vraisemblablement des caches) troglodytes au bord de la Vie. La commune ne compte aucun monument classé. En revanche, on y a recensé quelques vestiges archéologiques :
- des puits dits "funérailles gallo-romaines" sous le bourg actuel ;
- une nécropole du haut Moyen Age autour de l'Ancienne église ;
- le château de "La Marronnière" dont il reste encore le corps de bâtiment central qui a remplacé une forteresse du 14-15ème siècle.
On note également sur le territoire communal la présence de nombreuses belles demeures comme "La Naulière", "La Petitière", maison noble transformée en ferme, "La Giraudinière", ancien château ou le logis du "Grand Plessis". Sans oublier l’ancienne gare, rénovée pour accueillir aujourd’hui l’Office de Tourisme.
A la découverte d'Aizenay
L'Eglise Saint-Benoît
Cet édifice imposant aux très beaux vitraux est caractéristique du début du XXème siècle et de la période de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (1905), avec ses techniques innovantes (emploi des tout premiers bétons). Son style néo-gothique est tout à fait remarquable.
Ouverte au culte le jour de Noël 1905, elle fut consacrée en 1965 et a fêté son centenaire en 2006.
Les grandes orgues Cavaillé-Coll, destinées à l'Equateur en 1875, furent données à l'église de Paray-le-Monial puis achetées par la paroisse d'Aizenay. Une croix processionnelle, véritable trésor, fut offerte par Louis XIII le 19 avril 1622. Le « trésor », installé sous vitrine et inauguré en 2006, comprend en outre une lampe sanctuaire en argent (17ème siècle), des calices, des statues et crucifix anciens.
A l’occasion de travaux de restauration entrepris fin 2005, les ouvriers ont eu la surprise de découvrir, sous le plancher d’origine, plusieurs sarcophages et des soubassements de bâtiments. Le site a été protégé depuis, et des fouilles archéologiques ont eu lieu en février 2007.
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Le sentier du Souvenir
Le 27 mars 1944, le bombardier B 17 américain Big Red s'écrase à la lisière de la Forêt d'Aizenay. La chute fait quatre victimes. 50 ans plus tard, en décembre 1994, le livre « Il s’appelait Big Red » sort en librairie. Et le 1er juillet 1995 est inauguré le « Sentier du Souvenir », monument érigé par la Ville sur les lieux mêmes de la chute du bombardier. Mariage abrupt de l'acier et de la terre, ce mémorial est le témoignage discret des guerres et de leurs incohérences.
La stèle de la Brionnière
Membre de la Résistance, Louis Buton organise le parachutage de 3 tonnes d’armes le 11 août 1943 près de la ferme de la Brionnière. Le 25 octobre 1943, il est arrêté avec plusieurs camarades et déporté en janvier 1944 dans les camps de travail forcé d’où il a la chance de revenir en mai 1945. Le 11 août 1968, une stèle est élevée à la Brionnière pour commémorer le parachutage et rendre hommage à Alfred Doucet, mort en déportation. Louis Buton et Alfred Doucet ont donné leur nom respectivement à l’école publique et à une rue d’Aizenay.





